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Tout était calé : Tatiana, Jan, accompagnés de David notre compositeur, Déborah pour la mise en scène et Louisa pour les costumes, devaient se rendre 1 semaine au Liban pour une résidence de création auprès du collectif Kahraba. Au programme, la rencontre avec les artistes du collectif, puis la création d’un spectacle funambule et marionnettes. Le tout pour une première représentation en septembre 2026 avec l’Agora Boulazac en Aquitaine (33). Mais la guerre qui vient d’être déclenchée au Moyen-Orient, touchant le Liban, en a décidé autrement. C’est assez boulversés qu’Eric et Aurélien, à la tête de Kahraba, sont venus en dernière minute dans notre village de Sauve. La résidence a pris une autre tournure.

Tatiana raconte :

« Nous avons parlé de vulnérabilité.
Pas comme une faiblesse.
Comme une puissance.
Une matière brute.
Un endroit d’où l’on crée.
Un endroit d’où l’on tient.
Nous avons aussi parlé de “building”. De ces architectures qui incarnent la puissance, la stabilité, la
domination… un artefact qui ne tient en réalité qu’à un fil.
Alors nous avons commencé à travailler là.
À cet endroit précis.

[…] Une forme funambule et marionnettique.
Un espace où se rencontrent des réalités vécues et des mondes rêvés.
Un tissage de voix, de corps, de cordes, de chants.
Une cérémonie fragile, ancrée dans le réel.

Nous avons fait un choix.

Celui d’affirmer notre vulnérabilité.

Celui de croire que la poésie compte.

Surtout maintenant. »

« La terre s’en va sous nos pieds, sentez comme elle est rapide » (titre provisoire), une création Basinga et Collectif Kahraba.

 


 

Everything was set: Tatiana and Jan, accompanied by David, our composer, Déborah for the stage direction, and Louisa for the costumes, were due to travel to Lebanon for a one-week creative residency with the Kahraba collective. The plan was to meet the artists of the collective and begin creating a performance combining tightrope walking and puppetry. The goal: a first performance in September 2026 with Agora Boulazac in Aquitaine (33).

But the war that has just erupted in the Middle East, affecting Lebanon, decided otherwise. Deeply shaken, Eric and Aurélien, who lead Kahraba, came at the last minute to our village of Sauve. The residency took on a different direction.

Tatiana recounts:

« We spoke about vulnerability.
Not as a weakness.
As a power.
A raw material.
A place from which we create.
A place from which we hold steady.

We also spoke about ‘buildings.’ About those architectures that embody power, stability, domination… an artifact that, in reality, hangs by a thread.
So we began to work there.
In that precise place.

[…] A form combining tightrope and puppetry.
A space where lived realities and dreamed worlds meet.
A weaving of voices, bodies, ropes, and songs.
A fragile ceremony, rooted in the real.

We made a choice.
To affirm our vulnerability.
To believe that poetry matters.
Especially now.”